Description
Etant donné un entier naturel n, il convient de se demander si n est un nombre premier ou composé. Il existe plusieurs méthodes pour étudier la primalité des entiers. Le test de Miller-Rabin est très efficace en pratique. Il s'agit en fait d'un test de composition en ce sens qu'il ne prouve pas que l'entier testé est premier, mais en apporte une forte conviction. C'est pourquoi on dit aussi que c'est un test de pseudo-primalité. Le test de Agrawal, Kayal et Saxena (AKS) a été le premier algorithme déterministe de preuve de primalité de complexité polynomiale dont la preuve est inconditionnelle. Le test de Pocklington-Lehmer est le plus simple des algorithmes de preuve de primalité, mais son utilisation en pratique est difficile. Le test de Adleman, Pomerance et Rumely (APR) qui a été amélioré par Cohen et Lenstra (APR-CL), et le test ECPP (Elliptic Curve Primality Proving) de Atkin et Morain sont deux algorithmes de preuve de primalité très puissants utilisés en pratique.<br/> Dans cet exposé, nous allons présenter un test de pseudo-primalité très efficace qui est le combiné d'une serie de tests de Miller-Rabin et d'un test basé sur les extensions galoisiennes de l'anneau Z/nZ, où n est l'entier dont on veut étudier la primalité.<br/> Nous reviendrons sur quelques définitions et propriétés concernant les extensions d'anneaux. Cela nous permettra de donner des versions galoisiennes du test de Pocklington-Lehmer et du test APR-CL.
Prochains exposés
-
Encryption homomorphe sans bruit à l'aide de groupes
Orateur : Pierre Guillot - Ravel Technologies (dispo Université de Strasbourg, IRMA)
Je vais rappeler les travaux de Nuida et Ostrovski sur l'utilisation des groupes pour l'élaboration de schémas cryptographiques homomorphes. Je vais présenter nos travaux qui fournissent des encodages à la fois plus efficaces et plus généraux, et qui déterminent exactement quels groupes peuvent être utilisés. Puis je vais discuter GRAFHEN, un protocole qui utilise ces idées. Je dirai juste[…]-
Cryptography
-