Description
La confidentialité des messages est certainement le plus ancien des besoins en sécurité de l'information. Le concept de cryptographie asymétrique, proposé en 1976 par Diffie et Hellman, a provoqué un important bouleversement, aussi bien au niveau des fonctionnalités que de l'analyse de sécurité. Par exemple, avec la clé publique de son interlocuteur, il est possible de lui envoyer un message confidentiel, sans jamais avoir précédemment été en contact avec lui ; et donc sans partager de convention secrète avec ce dernier. Les applications potentielles sont alors plus vastes, mais les risques aussi plus importants. En effet, la clé publique fournit de l'information à l'attaquant, ce qui exclut notamment la confidentialité parfaite, ou inconditionnelle. On s'est alors intéressé à la confidentialité calculatoire, sous des hypothèses algorithmiques précises. Décrire un schéma cryptographique basé sur une hypothèse algorithmique, telle que la difficulté de la factorisation, ne garantit néanmoins pas qu'il soit nécessaire de contredire cette dernière pour ``casser'' le système. Les contre-exemples sont d'ailleurs très nombreux, à cause de mauvaises constructions.<br/> Au cours de cet exposé, nous ferons un tour d'horizon des fondements de la sécurité prouvée pour le chiffrement asymétrique, afin de décrire des schémas cryptographiques concrets dont la sécurité repose exclusivement sur l'hypothèse algorithmique prédéterminée, et non sur une construction heuristique. Nous verrons alors que pour atteindre le niveau de sécurité maximale en chiffrement (à savoir la sécurité sémantique face aux attaques à chiffrés choisis) toutes les constructions existantes intègrent de la redondance. Cette redondance permet des preuves plus simples, mais accroît la taille des chiffrés. Nous verrons alors que cette redondance n'est pas nécessaire, en présentant les premiers schémas de chiffrement asymétrique, prouvés sûrs, sans redondance.<br/> Travail commun avec Duong Hieu Phan.
Next sessions
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Module Learning With Errors and Structured Extrapolated Dihedral Cosets
Speaker : Jinwei Zheng - Télécom Paris
The Module Learning With Errors (MLWE) problem is the fundamental hardness assumption underlying the key encapsulation and signature schemes ML-KEM and ML-DSA, which have been selected by NIST for post-quantum cryptography standardization. Understanding its quantum hardness is crucial for assessing the security of these standardized schemes. Inspired by the equivalence between LWE and[…]-
Cryptography
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European Cyber Week: atelier cryptographie post-quantique
Dans la continuité des éditions 2021, 2022 et 2024, la DGA — en partenariat avec CREACH LABS et avec le soutien de l'ANSSI, de l'IRISA, de l'IRMAR et du Pôle d'Excellence Cyber — organise la 4e édition de l'atelier consacré à la cryptographie post-quantique dans le cadre de l'European Cyber Week 2026. Attention, il faut s'inscrire (gratuitement) au préalable — s'inscrire à la conférence Les[…] -
Journée post-quantique du séminaire cryptographie
Journée scientifique sur la cryptographie post-quantique dans la foulée de l'European Cyber Week avec des exposés plus techniques que ceux de l'ECW.