Sommaire

  • Cet exposé a été présenté le 12 décembre 2017.

Description

  • Orateur

    Pierre Lestringant - Soutenance de thèse à 14h en salle Métivier (IRISA)

Durant ma thèse j’ai travaillé à la conception de méthodes automatisées permettant l’identification d’algorithmes cryptographiques dans des programmes compilés en langage machine. Ce besoin bien spécifique trouve une partie de son origine dans le domaine de l’évaluation logicielle. L’utilisation d’algorithmes cryptographiques se fait dans le but d’obtenir des fonctions de sécurité telles que la confidentialité, l’intégrité et l’authenticité pour la cryptographie symétrique ou des fonctions plus diverses comme la signature numérique, l’établissement de secrets partagés ou le chiffrement à clé publique pour la cryptographie asymétrique. Cependant le choix des algorithmes, leur implémentation et leur utilisation au sein d’un programme informatique sont autant de points sensibles pouvant remettre en cause la robustesse de ces fonctions de sécurité. Il est donc primordiale dans le cadre de l’évaluation logicielle d’analyser les implémentations cryptographiques afin de s’assurer de leur bon niveau de sécurité. Si dans bien des cas il est possible et plus commode de conduire cette analyse à partir du code source, il n’en demeure pas moins important de pouvoir également opérer à partir du code machine. En effet le code source n’est ni toujours disponible (évaluation pour le compte d’une tierce partie ou avec des informations limitées dans le but de simuler un attaquant réel) ni toujours fiable (biais délibéré ou non entre le code source et le code machine, dû par exemple aux optimisations du compilateur). L’idée n’est pas ici d’automatiser un type d’analyse particulier (par exemple: vérifier l’absence de corrélation entre temps d’exécution et paramètres secrets pour empêcher les attaques par canaux temporels), mais d’automatiser l’identification des algorithmes cryptographiques, première étape nécessaire à toute analyse plus approfondie. A ce titre, les résultats obtenus ne permettront pas directement dans bien des cas de juger du bon niveau de sécurité des mécanismes cryptographiques, mais serviront de socle à l’évaluateur pour débuter son analyse. Pour ce travail je me suis limité à la cryptographie symétrique, proposant deux méthodes: une pour l’identification des primitives cryptographiques et l’autre pour l’identification des modes opératoires. Note: ces deux méthodes n’ayant pas été conçues pour l’analyse de code obfuscé, elles n’offrent aucune garantie de bon fonctionnement dans ce domaine.

Prochains exposés

  • !!! Reporté !!! Encryption homomorphe sans bruit à l'aide de groupes

    • 26 juin 2026 (13:45 - 14:45)

    • IRMAR - Université de Rennes - Campus Beaulieu Bat. 22, RDC, Rennes - Amphi Lebesgue

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    Je vais rappeler les travaux de Nuida et Ostrovski sur l'utilisation des groupes pour l'élaboration de schémas cryptographiques homomorphes. Je vais présenter nos travaux qui fournissent des encodages à la fois plus efficaces et plus généraux, et qui déterminent exactement quels groupes peuvent être utilisés.   Puis je vais discuter GRAFHEN, un protocole qui utilise ces idées. Je dirai juste[…]
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  • MIKE: An efficient and compact NIKE Based on a Commutative Monoidal Action 

    • 03 juillet 2026 (13:45 - 14:45)

    • IRMAR - Université de Rennes - Campus Beaulieu Bat. 22, RDC, Rennes - Amphi Lebesgue

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    Robert recently described a powerful correspondence between certain (Hermitian) modules and (polarized) abelian varieties, which simultaneously generalizes both the class-group action underlying protocols such as CSIDH, and the Deuring correspondence, underlying protocols such as SQIsign. Using this correspondence, he also proposed how to construct a post-quantum NIKE, called MIKE, which, at a[…]
    • Cryptography

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